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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 10:29




LA PEINE DE VIVRE


ÊTRE : je souris un temps

Le temps passe et lasse....

E : je ne souris plus

Où sont passées joie et lumière ?
Elles ne sont plus ici.
Qui suis-je sans elles ?
Je veux partir

.

E : Laissez-moi mourir en paix. Otez de mon corps toutes ses machines infernales qui distillent leur souffle de vie mécanique.
Pourquoi me laissez-vous ainsi vivre cette souffrance.
J'ai mal, tellement mal que je n'arrrive plus à trouver la force d'aimer ce qui m'entoure.
Je vois mon ombre dans vos yeux et cette peur, surtout cette peur...
J'ai honte de moi
J'ai honte de vous qui me laissez ainsi me noyer dans ce corps qui pourrit.
Ne puis-je décider de vivre ou de mourir.

Qui suis-je ?
Qui a le droit de choisir pour moi ?


Je crie mais plus personne ne m'entends, je suis lasse.
J'ai mal, si mal.
Ne me laissez pas.
Aidez-moi, je vous en prie.
Je suis en danger de vivre.
La lumière et la joie sont dans la mort de ce corps qui pourrit.

Ne me refuser pas ce geste.


JE VEUX MOURIR EN PAIX ET DIGNEMENT




 

Le douloureux cas de Chantal Sébire a ravivé le débat sur l'euthanasie en France. Le gouvernement exclut pour l'instant de modifier la loi Leonetti sur la fin de vie, mais demande à l'évaluer. Le Conseil de l'Ordre des médecins "réflechit" à "l'assistance médicale à la mort délibérée

 

------------- 

Pardonne-moi, pardonne-moi !




Je regarde cet Etre que j'aime et qui n'est plus qu'un fantôme
Son corps décharné flotte sur ce lit d'hôpital.
De sa bouche ouverte, ce râle, ce souffle, le dernier..

Sur moi, posé ce regard dont je ne reconnais plus la couleur et qui me donne honte..


Honte de ne pas avoir fait ce que tu m'as demandée.

Honte quand je vois ce pansement autour de ton poignet qui cache l'entaille que tu as trouvé encore la force de faire avec le couteau en plastic que l'on avait mis dans ton plateau repas que tu ne manges plus depuis longtemps.

Honte de t'avoir laissé mourir dans de telles souffrances !





Si l'on ne se résigne plus aujourd'hui à la fatalité du Mal, d'autres questions surgissent : la science est-elle seule compétente ?

Ne rencontre-t-elle pas ici les limites même de ses prérogatives ?

Souffrances vécues ou représentées sont-elle intemporelles et universelles, ou marquées du sceau de l'époque, de la culture où de la civilisation...que nous savons désormais "mortelle" ?

Le dualisme corps/esprit a-t-il finalement un sens ?


Le droit de vivre et de mourir sans douleurs ouvre peut-être à une nouvelle revendication :

Celle d'un monde sans souffranceS ? !!!!!



Contrairement à ceux qui pensent que l'euthanasie est une simple mise à mort afin que nous nous évitions de regarder la mort en face, le regard de la personne qui va partir ou encore se débarrasser d'un corps qui n'a plus son utilité. J'aimerais savoir si ceux-là  même qui osent aborder la mort en ce sens  ont une seule fois accompagné un être cher dans un long calvaire qu'est une maladie incurable.
Comment peut-on rester sans gestes, sans voix devant un être qui vous supplie de l'aider à mourir ?
Comment peut-on se résigner à croire que l'homme n'est plus sacré depuis que  la technologie aurait modifié sa condition humaine et ainsi naturalisé son âme ?
Bernard Debré, tu parles de spiritualité mais je ne vois en ton texte que les balbutiements d'un homme qui a peur d'affronter sa propre mort. Un jour, ton tour viendra et sans doute trouveras-tu encore je l'espère le don de la parole pour dire non à la souffrance  dans le lit blanc d'hôpital ou ton corps ou celui d'un autre attaché par l'histoire des idées et des croyances pittoresque sera forcé de faire son  chemin de croix avant de trouver le repos du corps qui doit pourrir en toute tranquillité dans l'ignorance du monde en vie.
Savoir mourir, savoir aider à mourir relève d'un véritable souci de l'autre et d'un regard clair sur ce processus de projection des sentiments humains sur le monde matériel qui nous enferme loin de la connaissance d'autrui.
La morale de cette histoire, c'est qu'on ne nous laisse pas choisir.
Moi, j'ai déjà choisi et je ne serai pas davantage la couarde que je fus devant le prochain ange qui me demandera de l'aider à s'envoler.




fr.news.yahoo.com
 
 
Que les choses soient claires. Aujourd’hui, nous sommes toujours fasse au même dilemme concernant le sujet de l’euthanasie..
 
Le cas maintenant de ce médecin que l’on éprouve comme s’il était un assassin et qui n’a fait que ce que d’autres osent faire en silence et en cachette pour aider les personnes en fin de vie à mourir dans la dignité…
 
Les informations sont à ce point devenues un feuilleton « plus belle la vie » que j’ai honte d’être cet homme du 21ème siècle qui regarde en rongeant son frein et dans le coeur la tristesse de comprendre que nous sommes en train de nous dégénérer belle et bien dans notre pure image :
celle de l’homme conscient de son humanité…
 
Alors aujourd’hui, si cet homme, qui a fait de son temps le voeux de guérir et d’accompagner ses semblables sur le chemin de la vie sur terre, ne peut prétendre être reconnu dans le courage de ses actes que nombre ne pourrait effectuer, je donne peu de chance à notre espèce…
.
.
 
 
Lorsque l’on atteint d’un cancer par exemple, chaque cas est soumi à un protocole particulier qui est mis en place par plusieurs medecins qui définissent ensemble et régulièrement la marche à suivre suivant l’évolution de la maladie…
 
Pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour les personnes en fin de vie…
J’ai vu des gens comme le dit Maori supplier pour qu’on les aide à mourir..J’en ai vu d’autres etre trop faibles pour le demander…Mais dans le yeux…..
 
Je pense qu’il s’agit tout simplement d’un manque total de cet humanité dont on se targue..
Nous sommes à ce point dégénéré que nous ne sommes pas capables d’assumer et d’accompagner celui qui le demande sur le chemin de la mort, parce que nous en avons tellement la trouille, de la mort…
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On euthanasie bien les animaux alors pourquoi n’aurions nous pas ce privilège…
Aujourd’hui, j’ai toujours le regret amer de ne pas avoir donné à ma grand-mère ce qu’elle suppliait de faire parce que je n’avais pas à l’époque le recul nécessaire et surtout trop impliquée émotionnellement dans la situation.
 
Je sais que si le cas devait se reproduire, je ferai en sorte de le régler de façon à ce que ni le mourant, ni ceux qui soient autour ne subissent la mort comme un calvaire mais plutot comme un départ honorable vers d’autres espaces…

C’est le moins que nous pouvons faire pour accompagner dignement cette vie, cette mort…
 

TEMOIGNAGE D'UN INFIRMIER URGENTISTE

Le métier d’infirmier est un métier d’amour de Soi et d’amour de l’autre ; qui dit amour dit empathie.

 

Quand on donne, on reçoit plein de choses : l’amour, la vie, la joie, la peine, l’agressivité, la haine, la mort..

 

Lorsqu’on exerce ce métier de soignant, il faut apprêter à donner la vie, à supporter la douleur et à regarder la douleur.

Ne nous voilons pas la face. Les occidentaux n’acceptent pas la mort. Les orientaux : oui ; en tout cas bien plus.

 

Il faut certaine fois prendre des décisions seules car vous êtes en face d’une douleur si atroce que vous ne la souhaiteriez meme pas pour votre pire ennemi.

 

Personne ne prend de décisions à l’heure actuelle en ce qui concerne l’euthanasie. Tout le monde tergiverse et considère la mort comme un échec, enfin surtout les soignants ; en réalité, la mort fait partie de la vie.

 

Nous donnons la vie et nous pouvons aussi donner la mort.

 

La décision est dure à prendre.

 

Mais face à la douleur du malade ou au fait que la médecine est inopérante, la douleur des familles parfois…Il faut que quelqu’un prenne des décisions et se mette hors la loi et soulage la souffrance.

 

Alors oui le Docteur Bonnemaison a eu raison. J’ai cependant honte de mes collègues, surtout de leur délation. Ils ont eu le courage de le « balancer » mais pas le courage de discuter avec lui et de partager ses opinions.

 

Ces infirmiers ne sont pas claires avec la mort. Ils devraient faire un travail sur eux.

 

 Travailler en collaboration avec le médecin, c’est aussi l’épauler dans les bons comme dans les mauvais moments.

C’est un couple de soignant qui signe un contrat.

 

J’ai bien envie de dire un contrat d’amour mais c’est presque ça…

 

J’ai moi-même aidé certaine personne à partir !

 

Cela à été difficile pour elle et pour moi. J’y pense quotidiennement mais je ne regrette rien.

Je soutiens le docteur Bonnemaison dans sa démarche et je souhaiterai enfin qu’une loi sur l’euthanasie soit votée afin que tout quiproquos soient dissipés.

 

Le docteur Bonnemaison reste un sauveur de vie car meme lorsqu’on donne la mort, on sauve la vie !

 

Lorque

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Published by ledivinparadoxe - dans COUPS DE PLEURS
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commentaires

ledivinparadoxe 21/11/2009 02:08


Merci mon coeur pour ta correction éclair de mes fautes de mots...


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  • : Les yeux dans les étoiles et en même temps l'univers est et n'est pas. N'oubliez jamais les deux pôles de la Vérité, l'Absolu et le Relatif. Méfiez-vous des demi-vérités...
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