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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 17:55
 
 
 
 
 
Que pourrait-on nous reprocher ?
De ne pas cultiver plus souvent nos âmes en jachère !
Si vous pensez qu’elles sont déracinées, desséchées, mystifiées
Sachez
Que l’amour procède
Pulse et respire
Eternellement
Ya pas de coquille !
 
Ne serait-il pas temps de débroussailler nos frondaisons épaisses, en pagaille afin que la lumière du soleil pétille un peu notre garniture mentale ?
     
On ne nous demande pas de construire un dallage de pensées mignonet à l’entrée de notre boite à paroles.
C’est juste qu’à force de passer sans voir l’être qui a glissé dans un fossé sombre ; nous pourrions finir par l’y rejoindre…
.
.
Le Mendiant
Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s'arrêta devant
Ma porte, que j'ouvris d'une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C'était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l'homme et les joignant pour Dieu.
Je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l'entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre,
Devant la cheminée. » Il s'approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
É talé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu'il séchait ce haillon désolé
D'où ruisselait la pluie et l'eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations.
Victor Hugo, Les Contemplations (1856
 
   
 
Je m’imaginais marcher sur une saison sans fin
Je m’imaginais le monde comme un vaisseau empreint d’éternité
Je m’imaginais l’amour blotti de couleurs épousées
Je m’imaginais le ciel brodé d’ailes blanches
Je m’imaginais l’absence de portes et de clés
Je m’imaginais les paroles en bleu comme des aquarelles sur le silence immolé
Je m’imaginais les oiseaux sans cage dans la main des hommes
Je m’imaginais les déserts de dunes dans les sabliers
Je m’imaginais l’air sans inquiétude respiré dans la mer
 
Je m’imaginais, je m’imaginais…
Tu t’imaginais quoi ?
Personne ne sait que je n’imaginais à ce point l’arbre dans les bras de la nuit baisant les étoiles,
Ces grands fleuves glissés toutes ses heures liquides sur ma peau,
Les chagrins comme des grains de soleil dans mes yeux,
Les lointains se bercer au flanc du jour des voyages innommables,
La quête du bonheur à travers la guerre,
La vie, un prix,
Les apparences, le drame de l’histoire,
La source, un champ de mines,
La lumière, un sursis à la mort,
 
Je m’imaginais, je m’imaginais…Qu’il suffisait que l’amour procède !
 
Maman, papa !
 

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Published by ledivinparadoxe - dans TEXTES
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