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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 19:24
CELLE

Celle que j'habite dans ce regard reste éternelle.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 08:33
 
 
 
 
 
 
Un toque 1 toqué !
 
 
« L’interdit du gout est l’interdit de la statistique de l’être »
L’être suit un destin dangereux. Pourquoi ?
Parce qu’il mange des aliments dénaturés dont le gout est mystifié par les arômes.
Pourtant le gout est primordial. Il réactive en permanence notre mémoire propre. Celle qui inscrit le mouvement de la signification au cœur de l’aliment afin que nous ne gobions pas tout et n’importe quoi et qui manifeste ainsi la clarté de notre présence adhérée au sein d’une civilisation qui se voudrait avancée.
A partir du moment où nous dénaturons la mémoire du gout avec des aliments modifiés par les arômes, les pesticides, la biologie moléculaire, nous passons dans un mode de la temporalité qui n’éclaire plus et qui ne résonne plus pour la « bouche qui écoute ».
Tout comme une pensée sans image qui peut être idolâtrie si elle enferme et emprisonne la liberté des mots et des sens, les aliments dénaturés nous enferme dans un processus voulu d’amnésie sensorielle qui  coagule inexorablement la fluence du temps nous empêchant de prendre position à l’égard du monde fixé au présent.
Car comment pourrions-nous reconnaître la forme originaire de ce dernier si nous ne pouvons plus y accéder par la forme actuelle ??
Le gout est une trace dynamique entre le passé, le présent, le futur fixant une linéarité logique entre eux. Il est une descente vers les résonnances qui permettent à l’homme de ne pas perdre sa vraie nature :
Un mammifère qui a besoin des ressources de la terre pour survivre.
Le gout est une dialectique du « dire »  et du « dit ».
Si le « dit » immobile devient un sens visible, idée, idole ; il faut absolument maintenir la force du « dire » au centre du « dit » pour qu’il échappe à la thématisation :
Dit : Sois heureux de manger à ta faim…
Dire : Ta faim est rompue à une illusion ; celle qui maquille ce que tu manges…
En ce sens, prenons l’exemple de la betterave qui est un aliment qui réserve le « dit » pour exprimer le « dire ».
Histoire
La betterave
 
Un restaurant toque 1 perdu au milieu de nulle part…
Quelle drôle d’idée ?
Un original ?
Me voilà installée à sa table.
Décor raffiné, recherché, travaillé, etc…
Le plaisir du ventre ne commence-t-il pas par le plaisir des yeux ?
La carte en main, je préfigure des continents inexplorés.
-          Hum ! Description poétique de mets proposés.
Cela préconise sans doute un cout indispensable puisque présentement on en peut faire autrement que de compter avec l’oseille.
L’ambiance facilite un peu l’oublie de son gout amer !
Je passe aux choses sérieuses. Je commande le menu découverte.
Comme tout bon cuisiner qui se respecte, le temps est un allié.
La faim crie famine dans mon estomac. J’ai les dents, les crocs !
En occident, avoir faim, très faim est une sensation vite rassasiée…
Ouf ! La promesse du chef arrive enfin.
Dans l’assiette, une capsule, un suppositoire ?
« - Il faut mettre cela dans la bouche et croquer, pour que se dégage la saveur » me dit la serveuse avec un accent d’outre terre.
J’obtempère……..
Arrêt sur la scène...Je suis sûre que je fais une drôle de tête.
Un régal ?
Heuuuu ! Je mâchonne, je ronchonne !
Mais c’est de la betterave reconduite à la mode extravagante de l’artiste toqué.
Je cherche, j’étale mes papilles impudiquement dans ma bouche ,
C’est bon ou c’est pas bon ?
 
« - C’est bon dit la papille.
-          C’est pas bon dit l’esprit. »
Je regarde mon compagnon festif espérant trouver dans ses paroles le « dit » qui pourrait déclencher le « dire » absolu :
Bon ou pas bon ?
« - C’est bon mais quand même c’est de la betterave »dit-il
Tout est dit …
C’est de la betterave.  Pourquoi est-elle aussi narcissique ? Posant des grimaces sur le visage des petits et des grands.
La betterave serait-elle un messager qui nous rappellerait quelque chose de désagréable ?
Qu’est-ce la betterave ?
La betterave, c’est le sucre, l’alcool, et surtout les agro carburants.
Une plante qui pourrait dit-on aller jusqu’à participer à la colonisation humaine massive de l’ensemble des espaces de l’espace et selon les dires, contribuer parallèlement à la destruction des terres agricoles fertiles à la production alimentaire.
La betterave répandue massivement en culture constitue dans son utilisation actuelle un crime contre l’humanité.
Ma conclusion.
Si j’ai la chance d’avoir une mémoire gouteuse transmise par mes ancêtres et été élevée au bio dans ma jeunesse, j’ai la possibilité de faire la différence entre une vraie fraise et une fraise Tagada.
Mais qu’en sera-t-il pour les générations futures abreuvées du langage technologique et gavées d’aliments qui n’ont de similitudes avec la nourriture que le seul avantage de remplir l’estomac.
Alors si la betterave constitue un exemple flagrant d’un déterminisme humain à vouloir modifier continuellement toutes les choses qui l’environnent dans un but incertain de parer aux désagréments de son trop grand nombre sur terre et des aléas de mère nature, elle est aussi là pour nous rappeler à l’ordre..
Je remercie maître toqué de cuisine pour cette mise en touche !
 
 
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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 15:49

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La véritable régression serait de libérer trop vite ses émotions refoulées en tentant de les revivre en pleine conscience de ce formidable trésor de la nuit des temps que nous transportons parfois comme un fardeau...

En considérant mes difficultés comme un cadeau afin d'éviter de se laisser aveugler comme je le fais si souvent par la coexistence de ces espaces temps qui  nous affranchissent du passé et de l'avenir...

A défaut de pouvoir tout expliquer et comprendre ces multitudes qui se pressent en moi et qui me portent à aimer ou à détester, à être heureuse ou malheureuse, ces comportements qui peuvent paraître contradictoires,

COMPRENDRE et ME LIBERER progressivement de ses lois qui régissent ce qu'il y a en moi de continuité afin de m'envisager une fois pour toute dans une perspective universelle...



 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 16:32

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J'ai dans les mains un vieux livre.

Ses pages  crépitent sous mes doigts qu'une délicatesse attache à ne pas blesser..

Une page au hasard me délivre une phrase de passage :

Comment peut-on engager un rien ?

 

Je ne sais pas vous, mais moi, il y a des mots qui sont comme les réacteurs d'une fusée et vous propulsent bien au-delà d'une simple émotion terrestre…

Et je plonge alors dans une sorte de transe qui m'encourage à comprendre que la perte de tout ce rien est un trait hyperbolique et piquant dont nul n'a point passé chez l'imitateur.

 

Vous ne comprenez pas ?

Je répète nul n'a point passé chez l'imitateur !

Cherchons ensemble si vous le voulez bien.

Mon intelligence va être dans votre différence un habit de couleur.

 

Imaginons un tableau que j'aurai peins en blanc et qui dans l'accès d'un pinceau deviendrait noir ; oubliant cette couleur qui est chair aux sens …

 

Alors c'est là que bien ou mal, on aurait le droit de tout dire..Car seul l'esprit qui pourrait se libérer d'une telle satire est en sureté !

 

Une sureté qui pourrait engager un rien au même niveau que Dieu l'éternité !

Vous ne comprenez toujours pas ?

De grâce, faites un effort…

Ma plume est une arme pour rimer et non pour vous acculer dans quelques impasses idiotes ; les ridicules ne sont que de vos projections, les seuls personnages que vous vous créez.

Chercher plutôt dans mes vers recousus quelques anges égarés qui voudraient encore bien causer avec vous !

Alors comment peut-on engager un rien dont nul n'a point passé chez l'imitateur ?

C'est vrai !

Comme un cœur libre de ses passions laissant ma muse égale à mon roi, le droit véritable dans ce qu'elle n'a rien perdu pour avoir attendu…

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 17:53

 

Actions magiques

 

 

Nous évoluons sur terre dans une dimension bi-dimentionnelle à laquelle nous avons adapté cinq sens qui nous permettent d’être en liaison avec le monde.

 

Nous avons également développé un sixième sens qui nous permet d’avoir la prémonition d’un évènement, d’un continent caché tout comme l’espace où la verticabilité et l’horizontabilité sont toutes relatives.

 

La vision devient alors dans ce milieu là, un capteur prépondérant et il est logique que si nous n’étions plus soumis à la gravité, nous serions capables de percevoir d’autres dimensions.

Et sans aucun doute pour certain, nous le sommes.

 

Les critères de l’action magique selon moi seraient un mélange de plusieurs ingrédients dont nous nous servons plus où moins habillement dans la création de mondes parallèles.

 

 l’imagination qui permet de résoudre de manière inhabituelle ou nouvelle un problème issu de la réalité avec des moyens issus de la réalité. Il lui faut de la matière, un problème, une interrogation pour qu’elle puisse se mettre en action.

 

Le rêve quant à lui permet de faire exister n’importe quoi à partir de son absence. C’est le contraire de l’imagination puisqu’il n’a pas besoin de connaissance de la réalité.

 

La communication qui permet d’être dans le monde et de s’y intégrer par le biais des sens qui sont le partage de tous et ainsi se rendre compte ce qui peut différencier des actes Ordinaires, des actes différents.

 

L’intellect qui va jouer sur la manières dont l’individu va traiter ou ne pas traiter, stocker ou oublier en se servant du jeu des sens comme des vannes qui permettent la réception de l’information.

 

L’esprit pourrait être à la fois le commencement et la fin dans l’information qui sont permanents autour de nous avec un intellect comme moteur à traiter.

 

Le hazard qui explique que certaines de nos actions ont une signification qui nous est parfois apparente et parfois inexplicable. L’esprit, lui ne cherche qu’à pénétrer le sens qui le séduit et néglige évidemment l’intérêt de ce qui ne le séduit pas.

Ces choses de la vie ou critères de l’action magique ont pourtant un sens quand bien même il serait hors de notre explication.

Le hazard n’existe pas.

 

« Nous possédons tous une qualité unique, issue du mélange de l’esprit et des sens dont nous sommes souvent inconscients »

 

La prémonition permettrait-elle de devenir conscient de ce mélange ?

 

Descartes a dit : « La connaissance intuitive est une illumination de l’âme, où elle perçoit dans la lumière de Dieu, les choses qui lui plaît de nous révéler par une impression de clarté divine dans notre entendement, qui est considéré en cela comme un agent mais seulement  comme récepteur des rayons de la divinité »

 

Et puis cette citation :

« C’est la chose à voir qui fait le voyant mais c’est l’intuition qui fait exister cette chose.. »

 

La perception de l’intuition serait subjective. Elle part toujours de ce qui est le percevant pour créer quelque chose qui n’existe pas, mais que l’esprit conçoit par avance.

Cependant, l’intuition devient illusion quand elle se révèle fausse.

 

L’insconcient,  partie la plus inacessible de la personnalité à laquelle échappent la moralité et tout jugement du bien et du mal.

 

Le sixième sens serait-il cette part de notre inconscient qui n’existe que dans ce qui reste en nous d’animal et que nous perdons chaque jour un peu plus par l’intellectualisation et l’éloignement de la nature.

 

Serait-ce besoin de merveilleux ?

 

En attendant, il reste encore bien des choses inexplicables magiques

Elles sont rares, elles sont une bénédictions. Croyons-y de toutes nos forces, comme des enfants. Un jour, il n’y en aura plus, car nous n’en n’aurons plus besoin.

Mais là, il s’agit d’une idée et l’idée est de ce que nous pensons.

 

 L’action magique est que nous ne savons pas comment nous le faisons.

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 00:00

DJERBA LA DOUCE

 

    .

   
sylvie 889


Ici, c’est Djerba « la douce »

 

Douce...Et c’est pourtant, « piquante »  qui m’était venu à l’esprit pour définir ce morceau de désert échoué en mer méditérannée.

 

Vision immédiate d’occidentale, voyageuse un peu perdue avec son petit bagage culturel, habitué aux douceurs du climat français.

 




Cependant, après une excursion dans le sud de la tunisie, véritable désert
apprivoisé au contraire des deux tiers de ce pays qui sont constitués de plaines dont 40 % de la superficie totale du désert du sahara, « La douce » est bien pour Djerba avec ses minuscules jardins maraîchers cernés de sable doré, ces immenses champs d’oliviers centenaires, l’ombre des palmeraies qu’abritent le bétail.


La douce, trop douce Djerba qui pleure ses puits que l’eau ne remplit plus depuis quelques années et qui va petit à petit devenir pour le coup la piquante.

sylvie-656.jpg

 

 

 Les allées du souk dans lesquelles je déambule croulent sous la chaleur du soleil du début d’après-midi. Je m’arrête quelques secondes devant l’une des nombreuses échopes qui exhalent leur odeur de cuir tanné pour boire une gorgée d’eau tièdasse. 

 

Au-dessus de ma tête, la caresse subtile des soies colorées qu’une brise tiède tente d’emporter, tandis qu’à mes pieds, une tortue poussièreuse se joue un chemin dans les roses des sables qui se font reines sur le bitume qui a trop chaud.

 

Je saisis une poterie qui glisse, indécente, ses rondeurs aux creux de mes mains tandis que mes yeux voyagent dans les dessins compliqués des céramiques murales.

 

Une voix d’homme m’interpelle quelque part dans l’ombre profonde de l’arrière boutique et mon regard tente de se frayer un passage à travers ce bazar égaré.


Il s’arrête sur une petite cage à oiseaux qui se balance doucement au clou d’une poutre et tout à coup, pétrifiée comme le sable des roses à mes pieds, je
sens mon coeur se mettre en route et  des images surgirent de ma mémoire qui se mettent à danser si vite que j'en ai le vertige.

 

Le sol se dérobe sous mes pieds et tout ce qui m'entoure semble se disloquer.

Je ferme les yeux. Les clameurs du souk s"éloignent.


Il me semble que je lache la poterie que j'ai dans les mains mais je ne l'entends pas s'écraser sur le sol.


Dans mes oreilles arrive doucement le chant mélé des oiseaux à celui d’une fontaine. Un doux parfum caramélisé m’enveloppe.

J'ouvre les yeux et me retrouve assise sur la margelle d’une fontaine qui mêle ses fins jets d’eau aux rayons du soleil.

Ma main joue avec les fleurs d'hisbicus qui glissent dans l’eau claire en corolle rouge et en rose.


Surprise, je l’'enlève brusquement  et les nombreux bracelets qui pendent à mes poignet se mettent à danser. La couleur de ma peau n’est pas la mienne. Elle est si mat et une fine salamandre brune dessinée en courbes pures serpente le long de mon avant-bras.

 

Je me lève d'un bon et le voile bleu que j'ai sur la tête glisse sur mon visage donnant au jardin dans lequel je me retrouve la couleur du ciel.

Les bouguinvilliers se balancent en ronde autour de moi et s’enlacent

aux hibiscus qui offrent leurs fleurs à l’ombre des eucalyptus et des palmiers qui touchent le ciel.

J’ai la tête qui tourne.

Suis-je  au paradis ?

 

Je sens sur mon corps, la caresse de la soie et je prends conscience soudain de l’habit

qui m’étreint.


Je fais quelque pas sur l’une des allées qui opposent leur course dans les quatre directions.et au loin j’entrevois le blanc éclatant de plusieurs coupoles qui se dessinent, tremblantes, dans le bleu profond du ciel.


Le chant d’un oiseau me fait tourner la tête et m’emmène vers l’immense cage posée

sur un socle en pierre rose à l’abri d’un maître olivier dont le tronc noueux et l’immense

coiffe révèle le grand âge.


Les battements de mon coeur s’accélèrent.

 

La porte de la cage est ouverte laissant les oiseaux allé et venir comme bon leur semble au rythme des graines qu’ils picorent entre deux chants.

Ces graines que je leur apporte chaque jour aux creux de main avant de venir m’asseoir

sur le banc de pierre bordé de draperies et de coussins pour écrire avec une fine plume trempée dans l’encre noire, les poèmes qui racontent une histoire.


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Mon histoire.

Je suis Tissa. Femme Berbère d’une époque lointaine  qui avait alors une place honorable dans la société et conservatrice de la moralité de cette dernière.

Le devoir d’acquérir le savoir était alors sacré pour tous.


Nous avions alors la maîtrise des crues de la rivière retenues par des barrages et nos peuplades nomades s’étaient sédentarisées. Il faisait bon vivre à cette époque là mais voilà que l’homme toujours avide de plus de richesses s’était laissé aller à l’oisiveté et au vice.


Le barrage avait cédé et la sécheresse sévit. La colère de dieu avait alors été dirigée vers la femme qui n’avait pas su tenir son rôle de gardienne et protéger la société de cette catastrophe.


Le regard des hommes avait changé et l’avait punie pour cette faute et condamnée pour toujours à être inférieure.


La femme était devenue un malheur indispensable et ainsi le début de sa ségrégation alourdie par la traduction orale détournée du coran qui en affecte sans cesse la validité de ces écrits.


La femme ne connut alors plus de liberté et fut enfermée tel un oiseau dans une cage

 

 

 

Sur mon épaule, une main légère se pose.

Nos regards se croisent.

Le sien est de miel.

« - Princesse ?

Je sursaute.

Hein ? Bégayais-je.

Pour mon plus grand effroi. Les jardins, la fontaine, l’olivier ont disparu.

-       60 dinars pour la cage.

Je regarde, ahurie, la petite cage qui se balance au doigt du vendeur.

Une grande tristesse me déchire en deux.

-       Allé pour toi, ma gazelle, 50 dinars.

Je fais un gros effort pour ne pas pleurer.

-       Non, dis-je d’une voix à peine audible, j’en ai déjà une.

 

Yalil yalil habibi yalil.....sylvie-816.jpg

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 13:25

Des sentiments.... Nourriture affective ?
Toujours et beaucoup

Conciliabules secrets ?
De bouches à oreilles ?

Audace du mental qui en ardant génie se livrevrait à quelques gourmands voyages....

Vision étincelante d'essence divine propagée par des lèvres célestes dont on ferait un mystère pour ceux seuls capables de le recevoir ?

En un baiser effleurant se croire sans voir dans les splendeurs de la vérité, au coeur d'un etat oniroïde à la recherche de l'unité primordiale

Un grand rêve que l'on voudrait éternel et qui se sature dans un enjeu où notre sensorialité s' épuise dans des désirs que nos bouches avides de sons créateurs transforment en un monde symbolique.

Douce insomnie dont on savoure le souffle léger !

Bénissons ces instants fugaces

 Pour qu’Ils ne soient jamais trop tard !



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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 09:30
 
 
 
 

Le masque est une force
Tant qu'existe quelqu'un
qui désire te l'ôter : autrement
tu meurs dedans
comme le Masque de Fer

Tommaso Landolfi
 

S'écrier de l'absolu divin, est un tour de passe-passe…Un abus de terme qui pousse l'humain à se complaire dans l'idée qu'il « peut »à travers un sentiment de l'être universel et se perdre dans l'illusion qui lui permet de ne pas assumer ses responsabilités.



Quelle serait la différence entre l’homme et l’animal, si ce n’est cette conscience mise en demeure en permanence…

Quel est notre but, notre quête ?

 

Les masques tombent et les visages se décomposent dans un accès de l'un à l'autre permettant la compréhension de combien il est difficile de se tenir à la surface de son Soi sans subir l'influence de l'autre…

Et s'il n'y a pas de connaissances parfaites des êtres, il y a cependant une porte qui donne accès à son recez !

Plus l'égo est concentré, malmené et plus c'est facile. Il arrive parfois que l'individu plus fourbe que la mesure habituelle éparpille ce dernier afin de leurrer son entourage et parfois lui-même mais tôt ou tard : le naturel revient toujours au goulot..

L’homme est un animal qui s’oublie !

http://www.devoir-de-philosophie.com/images_dissertations/123466.jpg
 
 
Terre à terre
pourquoi faire ?
Tous les soleils
sont dans le ciel

sa belle lumière
dans nos yeux
nous éclaire

Toi et moi
doux rêveurs
une plume au bout des doigts
de poèmes en poèmes..

Rêvons d'amour
toujours :

Et si d'aventure
quelques notes d'amertumes...
Comme des vagues d'écumes
que le vent crépite
en gerbe danse
blanche marguerite
bien au-delà des croyances
Cette voie !
http://image-photos.linternaute.com/image_photo/640/1283750188/1202022.jpg
 
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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 17:55
 
 
 
 
 
Que pourrait-on nous reprocher ?
De ne pas cultiver plus souvent nos âmes en jachère !
Si vous pensez qu’elles sont déracinées, desséchées, mystifiées
Sachez
Que l’amour procède
Pulse et respire
Eternellement
Ya pas de coquille !
 
Ne serait-il pas temps de débroussailler nos frondaisons épaisses, en pagaille afin que la lumière du soleil pétille un peu notre garniture mentale ?
     
On ne nous demande pas de construire un dallage de pensées mignonet à l’entrée de notre boite à paroles.
C’est juste qu’à force de passer sans voir l’être qui a glissé dans un fossé sombre ; nous pourrions finir par l’y rejoindre…
.
.
Le Mendiant
Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s'arrêta devant
Ma porte, que j'ouvris d'une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C'était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l'homme et les joignant pour Dieu.
Je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l'entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre,
Devant la cheminée. » Il s'approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
É talé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu'il séchait ce haillon désolé
D'où ruisselait la pluie et l'eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations.
Victor Hugo, Les Contemplations (1856
 
   
 
Je m’imaginais marcher sur une saison sans fin
Je m’imaginais le monde comme un vaisseau empreint d’éternité
Je m’imaginais l’amour blotti de couleurs épousées
Je m’imaginais le ciel brodé d’ailes blanches
Je m’imaginais l’absence de portes et de clés
Je m’imaginais les paroles en bleu comme des aquarelles sur le silence immolé
Je m’imaginais les oiseaux sans cage dans la main des hommes
Je m’imaginais les déserts de dunes dans les sabliers
Je m’imaginais l’air sans inquiétude respiré dans la mer
 
Je m’imaginais, je m’imaginais…
Tu t’imaginais quoi ?
Personne ne sait que je n’imaginais à ce point l’arbre dans les bras de la nuit baisant les étoiles,
Ces grands fleuves glissés toutes ses heures liquides sur ma peau,
Les chagrins comme des grains de soleil dans mes yeux,
Les lointains se bercer au flanc du jour des voyages innommables,
La quête du bonheur à travers la guerre,
La vie, un prix,
Les apparences, le drame de l’histoire,
La source, un champ de mines,
La lumière, un sursis à la mort,
 
Je m’imaginais, je m’imaginais…Qu’il suffisait que l’amour procède !
 
Maman, papa !
 
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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 12:05

ABS

 

L'absence, cette éternelle présence !AVI577220272113351_000018-copie-1.jpg

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