Les yeux dans les étoiles et en même temps l'univers est et n'est pas. N'oubliez jamais les deux pôles de la Vérité, l'Absolu et le Relatif. Méfiez-vous des demi-vérités...
C
L'écriture cunéiforme mésopotamienne, les hiéroglyphes égyptiens et les caractères chinois ont tous en commun
la possibilité de transcrire soit des mots, soit des syllabes, et non des sons élémentaires. "Mystères de l'alphabet" Marc-Alain OUAKNIN
Savoir lire et écrire dans ces systèmes, c'est donc connaître un très grand nombre de signes ou de caractères.
La lecture et l'écriture sont alors le privilège des savants ou de castes privilégiées (souvent des prêtes), qui consacrent leur vie à l'écriture.
Tout autre est le fonctionnement de l'alphabet qui permet une trentaine de signes environ (entre vingt-deux et trente) de tout écrire et de tout lire.
Et surtout de comprendre que chaque lettre a une histoire qui lui est propre et dont l'évolution est aussi celle des hommes.
De ces lettres jaillissent un fabuleux roman dont nous continuons à écrire les pages..
La lettre C
Troisième de l'alphabet protosinaïque veut dire : guimel. Le mot guimel vient du mot "gamal" qui signifie "le chameau".
Grâce à sa bosse, il peut emporter de l'eau à travers le désert, la frontière.
Il est le véhicule qui porte au-delà.
Il permet le voyage, la séparation géographique, la rupture psychologique;
De ses sens originaires, la lettre C porte la force primordiale vers l'autre. C'est un voyage qui emmène vers la connaissance d'autrui, la libération des enclaves domestiques pour s'ouvrir et trouver son propre chemin.
A : début naissance
B : maison, foyer, tribu, regroupement
Après la force primordiale (le aleph = A) et la place qui lui a été faite (le bèt = B), il faut donner la possibilité à cette force de s'exprimer, de se déployer, d'aller au-delà d'elle-même, de s'ouvrir.
C : Le chemin